La guerre en Ukraine: Le moral des ménages français plombé par

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L’indice de confiance des consommateurs français décroche en mars. En recul depuis trois mois, le moral des ménages est plombé par l’inflation galopante et un contexte géopolitique anxiogène.

La guerre en Ukraine quel impact sur les français? Boussole des prévisions de consommation des ménages et des entreprises, l’indice de confiance des consommateurs français a du plomb dans l’aile. Publié mardi 29 mars, il décroche de six points (à 91) pour la période du mois de mars, par rapport à février, en baisse continue depuis trois mois, et près de dix points sous sa moyenne de long terme (100).A son plus bas niveau depuis février 2021 – période encore marquée par les restrictions sanitaires – la confiance des ménages français dans l’économie chute fortement dans le contexte de la guerre en Ukraine et d’une inflation à son plus haut niveau depuis 2008 (+3,6% sur un an en février).

Un pouvoir d’achat lésé par les prix à la pompe

Particulièrement concentrée sur les prix de l’énergie, cette inflation qui impacte depuis le début de l’année les prix à la pompe, mais touche aussi significativement ceux de l’alimentation, va rapidement peser sur le pouvoir d’achat des Français, qui avait jusqu’ici résisté à la crise sanitaire (+1,7% en 2021, selon la Banque de France).

En dépit des aides de l’état (remise carburant de 15 centimes à compter de vendredi, plafonnement des prix de l’électricité et gel de ceux du gaz, prime inflation, revalorisation du barème d’indemnités kilométriques…), les craintes des ménages semblent exacerbées par la situation géopolitique particulièrement anxiogène du conflit avec la Russie.

La guerre en Ukraine: Davantage de pessimisme pour l’année à venir

Selon l’enquête de l’Insee, la part des Français considérant que l’inflation va encore s’accélérer est à son plus haut niveau depuis le début de la série statistique en 1972 ; celle anticipant une amélioration de leur niveau de vie les douze prochains mois recule nettement (-21 points), tandis que les craintes liées au chômage repartent à la hausse.

Dans ces conditions, les ménages devraient probablement conserver des réflexes d’épargne « anti-crise » comme ceux observés avec la pandémie : un taux d’épargne élevé par rapport à leurs revenus, des placements « prudents » ou tangibles (livret A, fonds euros de l’assurance vie, immobilier…), et davantage d’aversion au risque.

Comme l’illustre la dernière enquête du Cercle de l’Epargne, réalisée par l’Ifop en février, les deux principales motivations actuelles des Français en matière de placements sont de se constituer une épargne de précaution en cas de coup dur, et pour assurer leur retraite.

Source articles :Agent boursier

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